PRESENTATION DU GTENF

 

A PROPOS DU GTENF

Le Groupe de Travail sur l’Education Non Formelle (GTENF) est l’un des neuf groupes de travail de l’Association pour le Développement de l’Education en Afrique (ADEA). Il a été mis en place en 1996 à Dakar par les ministères africains d’éducation et de formation, les agences de développement s’investissant en éducation et d’autres partenaires du public et du privé. Sa vision est que « l’exercice effectif du droit à une éducation de qualité pour toutes et tous dans une perspective d’apprentissage tout au long de la vie, au service du développement des individus et de leurs collectivités, soit une réalité en Afrique, en conformité avec les engagements internationaux et sous régionaux ».
Au départ, le Groupe avait pour ambition d’étudier la nature et l’impact des formes variées d’éducation offertes hors du cadre scolaire pour les enfants non scolarisés et les enfants déscolarisés, les adolescents et les adultes. Progressivement ces objectifs ont été élargis de manière à mieux contribuer au développement de l’éducation en Afrique. L’éventail de ses interventions a été aussi étendu vers cinq directions principales :

  • Le déploiement, au niveau continental, d’une plateforme d’échanges sur le non formel ;
  • L’identification et la diffusion d’initiatives porteuses sur le non formel ;
  • Le renforcement des capacités des prestataires du non formel ;
  • La consolidation des partenariats entre le public, le privé et la société civile en général ;
  • La contribution à la mobilisation des ressources, notamment financières.

Ces directions reflètent les axes stratégiques de l’ADEA qui s’articulent autour (1) du dialogue politique, (2) du renforcement de la coopération entre pays africains, (3) du travail analytique, (4) de la gestion du savoir et (5) du renforcement des capacités organisationnelles. Le GTENF est coordonné par un bureau basé à Ouagadougou, Burkina Faso, au niveau de l’institution hôte, l’Association pour la Promotion de l’Education Non Formelle (APENF). Il est conseillé par un Comité consultatif. Ses activités sont relayées au niveau des pays, par des groupes de travail nationaux, qui s’engagent pour la promotion et la reconnaissance de l’éducation non formelle au niveau national.

 

 

HISTORIQUE

Dans quel contexte a été créé le Groupe de travail sur l’éducation non formelle ?

Le Groupe de travail sur l’éducation non formelle (GTENF) de l’Association pour le développement l’éducation en Afrique (ADEA) a été fondé en 1996 à Dakar, avec la participation et le soutien de deux entités :

(1) les ministères d’éducation africains dont ceux du Sénégal, de la Namibie, du Lesotho, de Zanzibar, de la Mauritanie, de la Gambie, du Burkina Faso et du Ghana ;

(2) les agences d’aide au développement telles que la Direction du Développement et de la Coopération (DDC - Suisse), le Secrétariat du Commonwealth basé à Londres, le Club du Sahel et l’UNESCO, notamment le Bureau régional de l’éducation en Afrique (BREDA) et l’Institut pour l’apprentissage tout au long de la vie (UIL).

Plus tard, d’autres pays et agences se sont ajoutés de manière plus ou moins ponctuelle. Un noyau d’agences a pris la responsabilité de promouvoir ce sous-secteur et, en son sein, la DDC joue le rôle de principal soutien.

 

 

VISION ET  MISSION

La vision du GTENF : Que « l’exercice effectif du droit à une éducation de qualité pour toutes et tous dans une perspective d’apprentissage tout au long de la vie, au service du développement des individus et de leurs collectivités, soit une réalité en Afrique, en conformité avec les engagements internationaux et sous régionaux ».

La mission du GTENF est de promouvoir une vision intégrée d’une éducation de base diversifiée comme fondation d’un apprentissage tout au long de la vie, aux niveaux national, régional et international.

Le logo du GTENF se présente sous une forme ovale (pour signifier l’inclusion), encadrant deux parties (les enfants déscolarisés et les adultes analphabètes) et séparées par un livre ouvert. Le logo est en français et anglais (pour marquer la dimension continentale) avec les couleurs rouge et or (qui sont celles de l’ADEA).

 

 

OBJECTIFS ET STRATEGIE

 

I. Les objectifs du GTENF

Au départ, le Groupe avait pour objectifs d’étudier la nature et l’impact des formes variées d’éducation offertes hors du cadre scolaire pour les enfants, les adolescents et les adultes. Progressivement, ces objectifs et l’éventail de ses interventions ont été élargis de manière à mieux contribuer au développement de l’éducation en Afrique.

Actuellement, ceux-ci sont alignés aux axes stratégiques de l’ADEA qui prennent en compte les leçons tirées de la Biennale de Maputo, de la Triennale de Ouagadougou et de l’Audit institutionnel de 2013. Ils se formulent comme suit :

Objectif général

Promouvoir en Afrique une éducation de qualité pour tous qui intègre et valorise l’éducation non formelle dans le cadre d’une approche holistique

Objectifs spécifiques

(1) Promouvoir une vision holistique dans le développement d’un socle commun de compétences pour l’ensemble des systèmes éducatifs africains ;

(2) renforcer les partenariats entre les différentes parties prenantes du non formel en Afrique, en particulier les Etats, les agences, les associations et les prestataires qui s’investissent dans l’ENF ;

(3) appuyer les formules alternatives éducatives dans la perspective d’un apprentissage tout au long de la vie ;

(4) contribuer aux travaux analytiques sur des thèmes prioritaires tels que :

  • Les systèmes éducatifs innovants par rapport à la mise en place d’une approche intégrée et diversifiée de l’éducation de base ;
  • les approches alternatives pertinentes liant qualité de vie des apprenants et processus d’apprentissage, avec un accent sur les formations professionnalisantes ;
  • les mécanismes qui permettent, aux niveaux international et décentralisé, d’allouer plus de fonds durables à l’ENF ;
  • Les politiques et pratiques valorisant le patrimoine culturel et historique de l’Afrique dans l’éducation et la formation, en particulier les politiques qui intègrent les langues africaines en éducation ;

(5) développer et mettre en œuvre une stratégie efficace de communication et de gestion du savoir ;

(6) contribuer à la mobilisation de ressources nécessaires pour une mise en œuvre efficace.

 

II. Quelles stratégies pour le GTENF?

Le groupe fait du plaidoyer et de la communication pour partager les bonnes pratiques et proposer des exemples à suivre et à dupliquer. Il conduit des travaux analytiques sur des thématiques pointues et diversifiées. Il assure également la coordination de certaines initiatives qui sont en phase de pilotage. Il favorise la formation de groupes de travail nationaux (GTN) afin que ceux-ci constituent des lieux de rencontres des acteurs et parties prenantes dans le domaine de l’ENF, développent au niveau national des réseaux d’échanges d’informations et d’expériences et forment des entités aptes à promouvoir l’ENF.

Dans ce cadre de ces stratégies, le GTENF répond aux besoins exprimés par les équipes nationales. En même temps, il agit de façon proactive en émettant des idées novatrices qui poussent les équipes nationales et les ministères de l’éducation à évoluer de façon plus constructive dans leurs programmes et objectifs.

 

ACTIVITES

 

Quelles sont les activités actuelles du GTENF?

Les activités du GTENF consistent essentiellement à encourager et soutenir les pratiques et politiques, ainsi que la recherche dans le domaine de l’ENF. C’est ainsi que le GTENF dans son plan de travail actuel envisage de :


1- poursuivre la vulgarisation du cadre d’orientation stratégique sur la vision holistique en vue de promouvoir une éducation de base répondant aux aspirations de tous les publics cibles africains ;

2- mettre en œuvre les leçons tirées et les recommandations de la Triennale en développant une approche conceptuelle et méthodologique sur un socle commun de compétence qui intègre le NF ;


3- savoir-faire endogènes dans le but d’améliorer les relations entre l’école et la communauté ;

4- élaborer un tableau de bord d’indicateurs sur le droit à l’éducation décontextualisée et qui prend en compte la vision holistique et le concept de l’apprentissage tout au long de la vie ;


5- renforcer le travail sur les langues en appuyant les activités du Pôle de Qualité Inter-pays sur l’alphabétisation et les langues nationales ;

6- capitaliser les bonnes pratiques en matière d’intégration des TIC dans l’enseignement ;

7- soutenir, en collaboration avec l’UIL et l’ACDI, les programmes et projets visant à soutenir et d’autonomiser les jeunes vulnérables en Afrique ;


8- appuyer, en collaboration avec la Corée du Sud, le PNUD et les autres groupes de travail, les revues par les pairs des systèmes d’éducation et de formation du Burkina Faso, du Congo et de l’Angola.


La liste des publications et des rapports de réunions du GTENF, les textes intégraux de certains rapports et les publications sont disponibles en ligne, à l’adresse
http://www.gtenf-adea.org